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Kizumonogatari Part 1 . Sang d’acier (Tekketsu)

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Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler d’un film un peu à part. Les Monogatari sont, à l’origine, une série de light novel. Pour simplifier grossièrement, les light novels sont des mangas mais au format roman (grossièrement j’ai dit) : pré-publication, impression sur du papier bas de gamme, pas cher. S’ils ne sont pas indépendants, ils vont souvent étoffer un univers déjà existant dans un autre médium : manga, jeu vidéo, anime, …

Les Monogatari ont ensuite été adaptés en série animée avec un design graphique rafraîchissant et une utilisation modérée de la 3D. Les saisons se succèdent mais sont diffusées dans le désordre, il s’agit surtout d’arcs narratifs indépendants, classés en saisons et diffusés dans le désordre, au spectateur de se recaler dans la chronologie.

Kizumonogatari est le premier épisode d’un nouvel arc narratif, celui-ci se passant au début de la série. Cependant, le format est différent, plutôt qu’un découpage en épisodes de 25 minutes, le choix a été porté sur un découpage en films courts de 1 heure. Cela va-t-il changer quelque chose ? Cette introduction n’est-elle pas un peu trop longue ? Non vraiment, c’est à rallonge nan ?

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Dans la série animée, il est souvent fait allusion au fait que Koyomi a été transformé pendant un moment en vampire. Evidemment, la curiosité est fortement piquée et enfin, EN-FIN, on va savoir ce qu’il s’est passé durant ces vacances.

Visuellement j’ai été un peu déçu. J’aime beaucoup le design graphique des décors dans la série et je me faisais une joie de les découvrir sur grand écran. Ah oui, au passage, le film n’est sorti que dans quelques salles lors d’avant-premières organisées par la plateforme de streaming de Japanime qui commence par un W. Il n’est même pas certain que les prochains films connaissent cette chance.

Bref, je reviens à ma déception concernant l’aspect visuel. Déjà, il y a beaucoup de passages utilisant la 3D. Ce n’est pas une nouveauté dans les Monogatari mais cela restait subtilement dosé, toujours visible, mais ça passait bien. Dans Kizumonogatari, la 3D est tellement présente que dans certains plans, les personnages sont aussi modélisés en 3D et perdent toute leur fluidité. Ce qui était subtil et occasionnel devient dans ce long métrage un gimmick lourd et cheap.

Je pense comprendre pourquoi il y en a autant. Le format est plus long et le studio a peut-être voulu tenter de nous en mettre pleins les yeux avec ces effets spéciaux. Malheureusement, c’est raté, ils ne sont pas très bons en modélisation et en animation 3D et le fait d’en mettre d’avantage à l’écran, ça se voit. De plus, le budget n’était peut-être pas suffisant pour se parer d’une animation fluide et propre, donc ça n’aide pas à peaufiner l’ensemble.

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Autre aspect visuel qui m’a piqué les yeux… Le chara design… Mince, la série a plusieurs saisons au compteur, on pourrait penser qu’il est maîtrisé, et pourtant… Koyomi a son physique et son visage qui changent régulièrement. OK, le film s’attarde sur son passage à un état de vampire, mais pourtant, cela ne justifie pas de telles métamorphoses. Que que soit Shinibu ou Kiss-shot Acerola-orion Heart-under-blade, d’autres vampires apparaissant dans les autres saisons (et oui cette série de mots anglais est bien le nom d’un personnage), quand elles sont présentes on ne constate pas de tels changements physiques en permanence.

Bon, vous l’aurez compris, je me pose des questions sur l’aspect visuel : Nouvelle équipe d’animateurs ? Coupe de budget ?  Vrai parti pris graphique que je n’aurais pas compris ?

Fort heureusement je ne me suis pas arrêté à ça.

On retrouve une narration posée, calme, entrecoupée d’écrans de couleurs avec des textes qui apporteront un contexte, une situation, une question ou un pavé trop long pour être lu (et essayez de faire pause au cinéma pour lire…). Ceci fait partie de l’identité des Monogatari et cela peut perturber celui qui ne le sait pas. Ces écrans découpent la narration, ça pose un style et personnellement, même si je ne comprend pas toujours le délire ou l’utilité du panneau, j’aime cette identité particulière qui se dégage de la série.

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C’est un peu perturbant. On connaît déjà certains personnages, on sait ce qu’il vont devenir, ce qu’ils cachent et pourtant, on y découvre une nouvelle facette, leur passé, ceux qu’ils étaient avant ces vacances et même leur comportement est différent.

Ce premier volet sert surtout à reposer un contexte et les personnages à un instant donné. Il ne se passe pas grand chose de surprenant et ça commence à vraiment s’exciter dans les dernières 15-20 minutes. Le rythme change, je suis vraiment dedans et…

GÉNÉRIQUE DE FIN !!

Quoi ?! Bah mince !! Comme quoi, même en n’étant pas forcément emballé par l’aspect visuel (en comparaison avec la série hein, ça reste chouette dans l’ensemble), j’ai complètement été embarqué dans l’histoire et je n’ai pas vu le temps passer. Maintenant la suite sort en août au Japon, il ne me reste plus qu’à espérer qu’elle sera vite disponible en France ^^

Et donc à la question concernant la pertinence du choix du format, je dirais que l’écriture est bien dosée. Avec un format de 25 minutes, les premiers épisodes auraient sûrement donnés l’impression de ne pas faire avancer les choses, alors que le film permet d’avoir dans le même opus une introduction au rythme plutôt lent et posé pour aller progressivement à l’introduction d’autres personnages et d’autres situations.

Vivement la suite (⁰▿⁰)◜✧˖°

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