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QTE/24 . Mafia II

Suite à l’annonce de Mafia III et à l’engouement que ça m’a semblé susciter, je me suis dit qu’il serait temps de m’essayer à la série. J’ai profité du fait que le second épisode a été mis à disposition dans le programme Games With Gold (encore lui) pour tâter de ce milieu de racailles en costume.

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Mafia II (Xbox360 – PS3 – PC)

Dans Mafia II on incarne donc Vito, arrivé sur le sol américain tout gamin quand ses parents ont décidé de fuir la Sicile. Après quelques coups pas clairs aux côtés de son ami Joe, il est renvoyé sur sa terre natale pour lutter dans un régiment de l’armée américaine. Lors d’une permission, son ami passe un coup de fil magique qui le libère de ses engagements militaires et les deux compères vont tenter de se faire bien voir par une des familles qui tirent les ficelles de la mafia locale.

Ça laisse présager du bon. L’inspiration cinématographique est palpable dans les plans, dans l’ambiance générale du titre et dans le rythme et… bah c’est ce côté qui m’a gêné. Très inspiré des classiques, le rythme est lent et finalement je n’ai jamais eu l’impression que le jeu décollait. J’attendais à chaque nouveau chapitre que le rythme change et à chaque fois je le trouvais mou.

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Alors certes, il y a quand même de l’action, les gunfights sont d’ailleurs assez agréables et si les dernières nous opposent à trop de chair à canon pour être crédibles, la jouabilité est vraiment sympa.

Mais entre temps, il faudra supporter pas mal de cinématiques ou le joueur est passif et de nombreux trajets en voiture long… mais long ! La police étant à cheval sur les limitations de vitesse, il faut en permanence regarder le radar pour les repérer et savoir quand appuyer sur le champignon. Pour couronner le tout, quand on grille un feu rouge, c’est nos coéquipiers qui nous le font remarquer. Bah quoi les mecs, on vient de descendre un gang d’irlandais, je peux bien griller un feu rouge bordel !

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De plus, la scénarisation du jeu est tellement présente qu’elle ne laisse aucun moment de relâche pour donner envie de découvrir la ville par soi-même, tranquillement, pour s’adonner aux plaisirs simple d’un gangster comme piller une boutique ou rouler à toute berzingue au volant de cette voiture de sport fraichement volée à son propriétaire.

Non, le scénario me colle aux fesses et me donne un sentiment de linéarité. J’avais l’impression qu’on me disait  » Hey regarde, tu as une ville pour t’amuser, mais plus tard, quand tu aurais fais ceci. Ah non attends, il faut que tu tues machin. Pleure pas, la ville sera toujours là après. Ah j’ai encore un boulot pour toi…  » Alors certes, il ne tenait qu’à moi de lâcher la trame scénaristique pour vagabonder un peu, mais je n’ai pas eu l’impression qu’on m’en laissait l’occasion, probablement du au fait que Vito pose rarement ses valises quelque part très longtemps.

Au final, Mafia II aurait pu me plaire si le rythme ne collait pas autant aux films du genre mais plus au medium auquel il appartient et si la narration laissait un peu plus de place à la découverte du monde à ma disposition.

Ah et détail amusant, il y a quelques anachronismes musicaux dans les stations disponibles dans les voiture. Ce n’est pas grave hein, je trouve même ça amusant ˆˆ

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