Assassin’s Creed Revelations

Assassin’s Creed Revelations . Mon avis

Assassin's Creed Revelations

Bon, j’ai mis du temps à l’écrire cette critique. Heureusement pour moi, le jeu reprend les ficelles des précédents volets. Pour rentrer dans le détail, n’hésitez pas à relire les précédentes, les liens sont à la fin de la note et ma critique de l’épisode précédent était gargantuesque.

Je donnerai donc ici mon ressenti général : les évolutions, ce qui est bien et pas bien et même sur la suite, oui oui je suis un fou !
D’ailleurs, je suis en train de me dire que parmis les kilos de bouquins qui attendent pour être avalés, je n’ai toujours pas mis le nez dans l’encyclopédie… Honte à moi.

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– Dit donc, c’est le souk ici. –

Graphiquement, si le moteur ne change pas, il continue à être optimisé. Pendant les cut-scenes importantes, la modélisation de certains personnages est de meilleure qualité, rendant hommage à un jeu d’acteur plus visible. Notons au passage que dans l’ensemble les doublages français sont plutôt bons et ne gâchent pas l’expérience de jeu.
Nous avons aussi le droit à plus d’effets de particules, de lumière et de brume, donnant une nouvelle épaisseur à l’image.

Autant de petites feintes visuelles permettant de masquer le fait que le moteur, s’il est toujours efficace, commence à vieillir. Toutefois, si le vieillissement commence à se faire sentir, la direction artistique et la cohérence visuelle sont bien présentes et nous aident à nous plonger dans la grande cité d’Istanbul.
Seulement, la ville est grande mais on ressent moins de différences entre les quartiers que lorsqu’on se promenait dans Rome. Le scénario nous emmène bien dans d’autres lieux mais rien de réellement dépaysant. Dommage.

Il faudra jouer avec Desmond, bloqué dans un sous-programme de l’animus faisant curieusement pensé aux limbes dans le film Inception pour être réellement dépaysé. La petite île sert de lien entre les souvenirs de Ezio et les siens qui du coup mettre un grand coup dans la machoire, osant modifier le gameplay et l’aspect visuel. Il faudra ainsi parcourir à la première personne des salles aux allures de puzzle game pour que Desmond retrouve sa mémoire.

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– Ce serait pas mal qu’on me réveille là… –

La gestion de ses assassins a aussi évoluée. On assigne un assassin à chaque tour capturée si celui-ci a atteint un certain niveau, mais tant qu’il n’est pas passé maître-assassins, les templiers sont susceptibles de l’attaquer pour la reprendre. C’est alors que nous nous trouvons devant une séquence de tower-defense durant laquelle il faudra habillement ordonner la pose de barricades et gérer ses différents types de disciples (oui, ils ont différentes spécialités) pour repousser l’assaut. Si la tour retombe aux mains des templiers, la zone repasse sous leur influence et il faudra reprendre la tour : assassinat du capitaine, escalade de la tour, jouer avec le feu, du classique depuis Brotherhood.

Bien sûr il est possible de ne pas se faire attaquer les tours, pour cela il faut veiller à sa jauge de recherche, et verser régulièrement des pots de vins aux héraults pour la faire descendre.
Enfin, les disciples gagnent en expérience lorsqu’on les envoie en missions dans diverses villes autour de la Méditerranée. Il faut là aussi les reprendre aux templiers mais il n’est pas nécessaire de toutes les sauver, posséder les villes permet toutefois de gagner un peu plus d’argent et d’ingrédients pour la confection des bombes, ce nouvel outil détonant permet de varier ses approches (tuer, diversion, fuite…).

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– BOUM ! –

Côté mouvements et équipement, Ezio n’est pas en reste. On retrouve la fluidité du personnage et on arrive même à en découvrir encore. Lors des combats, en fonction de l’arme et de l’action, Ezio montrera une chorégraphie différente. Le personnage est plus brutal et cela se ressent dans la manière de jouer, l’attaque est plus sollicitée qu’avant, toujours conjointement à la défense et aux contres.
Lors de ses déplacements, l’arrivée du crochet permet des réceptions plus souples sur les corniches, des escalades plus rapide et des trajets fluidifiés grâce aux câbles tendus transformés en tyroliennes grâce au crochet.

Le jeu est encore une fois assez facile. Le point faibles des ennemis les plus résistants se trouve finalement assez facilement et les combats ne posent pas de réels problèmes. Cela ne me gênait pas dans l’épisode précédent, je me laissais porter par le scénario qui était aux petits oignons mais dans Revelations c’est différent.
Le scénario semble moins travaillé. Certes, il permet de faire le lien entre Brotherhood et le prochain mais il est moins profond. On avance, on fait les quêtes, on croise des personnages qui n’ont pas le temps de devenir réellement attachant, les séquences avec Altaïr sont expédiées alors qu’elle avaient le potentiel pour nous nourrir en informations et en histoire…

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– ‘Tention ! J’arrive ! –

Cependant, malgré une faiblesse scénaristique, le jeu est prenant (pour le fanboy que je suis en tout cas) tant il a de choses à proposer. Loin d’être radin, les missions se suivent et se ressemblent rarement. J’ai quand même passé presque 25 heures dans le mode solo et je n’ai pas fait toutes les missions en cherchant le 100% (avec le système d’objectif secondaire à remplir toujours présent lui aussi). Bon ok, face à un Skyrim c’est léger  LOL

D’autant plus que l’expérience de jeu est encore une fois rallongé avec le mode multijoueurs qui a aussi joliment évolué. Je ne m’y suis pas beaucoup investi, mais j’y ai pris plus de plaisir que dans le précédent. Une chose toute simple par exemple : avant, si on apercevait celui qui venait nous assassiner et qu’on n’appuyait pas à temps sur une touche, on mourrait, c’est tout. Maintenant on meurt (bouhouhou) mais l’assassinat est contesté et il gagne moins points, carrément moins frustrant !
A noter qu’un pack de personnages charismatiques et payants est sorti, un pack de cartes payant lui-aussi arrive à la fin du mois et qu’un esprit de compétition est entretenu par la Assassin’s Creed League.

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– Bouge, bouge de là… –

Pour conclure. Assassin’s Creed Revelations est un très bon jeu mais n’est pas l’épisode le plus passionnant de la série. Il ne répond pas à beaucoup d’interrogations et en rajoute de nouvelles.

Je pense qu’à la fin de l’année nous aurons le droit à la conclusion de cette histoire, celle de Desmond. Toujours la même recette, le même moteur, probablement pas avec Ezio ou Altaïr ou alors en pointillé comme l’histoire d’Altaïr dans Revelations, sous formes de flashbacks.

Je peux me tromper, mais j’imagine que le prochain opus se centrera sur les assassins modernes, il y a des choses à dire, à approfondir et Desmond a une quête à terminer. Le prochaine épisode terminera un arc scénaristique et les équipes pourraient ainsi prendre le temps de préparer l’avenir, un nouveau point de vue, un nouveau scénario, un nouveau moteur graphique. Bref, faire une courte pause pour relancer la saga sur un nouveau jour pour la redynamiser. Ou bien peut-être que le prochain épisode sera une conclusion pure et simple.

Pour le moment rien n’est annoncé, on ne peut que spéculer mais on verra, peut-être que je pourrai fièrement vous dire « J’vous l’avais dit hein ! Supercooonnard ! Ah oui c’est moa ! » … ou pas…

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– Et donc, après tout ça, il fait quoi le beau brun ? –